28/05/2008

Les écrits restent...

Pas toujours… Dans un endroit dont je ne vous citerai pas le nom, des tas de livres vont être sacrifiés et envoyés à Bruxelles-Propreté parce qu’il n’y a pas la place pour les conserver. Le manque de place, soit, mais jeter des livres… Et pas n’importe quels livres. Entre des ouvrages qui se désagrègent et de grands auteurs du passé ou contemporains, pas de différence. Il faut faire vite, comme toujours. Il faut faire vite et voilà une des conséquences de la procrastination : la destruction bête et scandaleuse de centaines d’ouvrages. Plus le temps de contacter les bibliothèques, les écoles, les prisons, etc., afin de donner à ces ouvrages la chance d’avoir une deuxième vie. Non, ils vont être sacrifiés sur l’autel de la connerie de gestionnaires qui prétendent aimer la littérature mais qui ne font que s’en servir pour flatter leur petit ego. Ça me révolte de savoir que toutes ces œuvres, des petits bijoux ou même des ouvrages moins précieux, vont valser à la poubelle simplement à cause de la négligence et de la futilité de certain(e)s. Et tout le travail des auteurs et des éditeurs, on en fait quoi ? On s’en fout. Du moment que l’on trouve soi-même un éditeur, des traducteurs, des pistons, la « concurrence » peut aller se faire voir. C’est abject mais c’est comme ça.

Enfin presque…

Et si nous montions une opération commando pour sauver ces livres du sort qui les attend ???

11:01 Écrit par Woman in anger dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Fahrenheit 451 Un Fahrenheit 451 où le totalitarisme est remplacé par le règne de la bêtise la plus crasse.

Et, en écrivant cela, je ne fais pas vraiment justice au livre de Bradbury puisque celui-ci évoquait deux aspects de la façon dont on brûle un livre : les autodafés organisés par les pompiers mais aussi le fait que la lecture soit rendue impossible par l’atrophie de tout intérêt pour la chose littéraire (à cause de l’émergence d’une culture de masse et de l'absence de mobilisation des intellectuels).

Écrit par : Jean-Marc | 29/05/2008

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