30/05/2008

Stopper les machines

moulin_XIV


Enfin, le moment est venu de stopper le temps des gsm, des ballets de sirènes, des dossiers à boucler, stopper ces heures où le monde n'existe qu'à travers l'écran de cet ordinateur pour aller me ressourcer dans un écrin de verdure (où l'air est si pur).

Avoir du temps pour se reconnecter à l'essentiel : se retrouver et birlipouner.

La roue se remettra en marche à la mi-juin. D'ici-là, portez-vous bien et restez en éveil !

 

 

 

11:20 Écrit par Woman in anger dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

28/05/2008

Les écrits restent...

Pas toujours… Dans un endroit dont je ne vous citerai pas le nom, des tas de livres vont être sacrifiés et envoyés à Bruxelles-Propreté parce qu’il n’y a pas la place pour les conserver. Le manque de place, soit, mais jeter des livres… Et pas n’importe quels livres. Entre des ouvrages qui se désagrègent et de grands auteurs du passé ou contemporains, pas de différence. Il faut faire vite, comme toujours. Il faut faire vite et voilà une des conséquences de la procrastination : la destruction bête et scandaleuse de centaines d’ouvrages. Plus le temps de contacter les bibliothèques, les écoles, les prisons, etc., afin de donner à ces ouvrages la chance d’avoir une deuxième vie. Non, ils vont être sacrifiés sur l’autel de la connerie de gestionnaires qui prétendent aimer la littérature mais qui ne font que s’en servir pour flatter leur petit ego. Ça me révolte de savoir que toutes ces œuvres, des petits bijoux ou même des ouvrages moins précieux, vont valser à la poubelle simplement à cause de la négligence et de la futilité de certain(e)s. Et tout le travail des auteurs et des éditeurs, on en fait quoi ? On s’en fout. Du moment que l’on trouve soi-même un éditeur, des traducteurs, des pistons, la « concurrence » peut aller se faire voir. C’est abject mais c’est comme ça.

Enfin presque…

Et si nous montions une opération commando pour sauver ces livres du sort qui les attend ???

11:01 Écrit par Woman in anger dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

27/05/2008

Paroles, paroles...

Il est curieux de constater à quel point certaines personnes se passionnent pour certaines causes, s’indignent de certaines attitudes, et puis le moment venu de poser un tout petit acte en faveur de ceux qu’elles prétendent défendre, bizarrement, Pfuit ! Ma où qu’ilz’ont disparou les pourfendeurs d’inégalité et d’injoustice ?

Est-ce tellement demander d’être un peu cohérent ? Il ne s’agit pas ici de verser de l’argent, d’investir des heures de leur précieux temps passé souvent à ne rien foutre, non. Il est question d’ouvrir une page Internet et d’aller signer une pétition, de poser un geste qui soit enfin en adéquation avec les propos que l’on tient sous peine de n’être en fin de compte qu’inconséquent. Si d’aucuns éprouvent du plaisir à passer pour des pseudo intellectuels de gauche à la mords moi le nœud, soit ! C’est leur problème mais j’avoue que ça me consterne.

Ca me fatigue de regarder toutes ces belles paroles s’évaporer dans les airs. Je préfèrerais ne rien entendre mais avoir la bonne surprise de voir un ou plusieurs noms s’ajouter à la liste des signataires de cette pétition.

 

Bon, j’arrête, je suis crevée et je ne rêve que d’une seule chose, m’endormir, me réveiller et constater que Zorro est arrivé.

12:19 Écrit par Woman in anger dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26/05/2008

Déjà lu

Mais en ce jour morose dans ma petite existence, ce texte résonne en écho à la couleur de mon âme :

 "Oui mon âme, tout cela que tu vois, c'est la vie, tout ce que tu examines en soupirant, c'est la vie. Restons nous deux, cent ans et plus, restons les bras sur la balustrade, le corps appuyé au bastingage, la prudence bien affûtée, restons et résignons-nous. Ne descendons pas dans cette mélopée, ne nous confondons pas à ce bruit d'âmes fausses, de coeurs mangés aux vers, d'esprits vénéneux. Oui, restons ensemble, toi au milieu de moi et moi autour de toi, toi souffrant et moi luttant. Fermons parfois les yeux, essayons de mettre entre la rue et nous, entre les autres et nous, des océans de lyrisme muet, des remparts bourrelés de coton hydrophile. Revenons à pas lents vers les souvenirs de l'école buissonnière, chuchotons tous deux à pas de loup des images glanées dans la lente adolescence. Mon âme, on nous a roulés dans la poussière des faux serments, on nous a promis non pas seulement des récompenses auxquelles nous ne tenions pas, mais des gentillesses, des "myosotis d'amour". On nous a laissé croire qu'on souriait, qu'on nous aimait, que les mains qui se glissaient dans nos mains étaient propres et sans épines. O glissade des déceptions et des tortures! Il n'y eut jamais pour nous ni justes effusions ni paumes sincères. On voulut même nous séparer, et te briser au fond de moi, mon âme, comme un élixir dans une coquille.
J'ai vu mentir les bouches que j'aimais ; j'ai vu se fermer, pareils à des ponts-levis, les coeurs où logeait ma confiance ; j'ai surpris des mains dans mes poches, des regards dans ma vie intérieure ; j'ai perçu des chuchotements sur des lèvres qui ne m'avaient habitué qu'aux cris de l'affection. On a formé les faisceaux derrière mon dos, on m'a déclaré la guerre, on m'a volé jusqu'à des sourires, des poignées de main, des promesses. Rien, on ne nous a rien laissé, mon âme. Nous n'avons plus que la rue sous les yeux et le cimetierre sous les pieds. Nous savons qu'on plaisante notre hymen désespéré. Nous entendons qu'on arrive avec des faux de sang et de fiel pour nous couper sous les pieds la dernière herbe afin de nous mieux montrer le sentier de la fosse.
Mais nous serons forts, mon âme. Je serai le boulon et toi l'écrou, et nous pourrons, mille et mille ans encore, nous approcher des vagues ; nous pourrons nous accouder à cette fenêtre de détresse. Et puis, dans le murmure de notre attente, un soir pathétique, quelque créature viendra. Nous la reconnaîtrons à sa pureté clandestine, nous la devinerons à sa fraîcheur de paroles. Elle viendra fermer nos yeux, croiser nos bras sur notre poitrine. Elle dira que notre amour, tout cet amour qu'on n'a pas vu, tout cet amour qu'on a piétiné, qu'on a meurtri, oui, que notre amour n'est plus que notre éternité.
Alors, mon âme, tandis que je serai allongé et déjà bruissant, tu iras t'accouder à la fenêtre, tu mettras tes beaux habits de sentinelle, et tu crieras, tu crieras de toutes tes forces.

Léon-Paul Fargue - Accoudé

09:56 Écrit par Woman in anger dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/05/2008

L'objet du délit

Certaines de mes photos sont, paraît-il, pornographiques...

fleur2

Voilà que même les fleurs devraient cacher leur sexe...  Bientôt, nous ne pourrons même plus photographier la nature sous peine d'être taxés de pervers.

12:55 Écrit par Woman in anger dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21/05/2008

Enfoncer des portes ouvertes

Je ne sais pas si la littérature vous intéresse. Moi, ça me passionne et donc, je suis la production littéraire de très près. Je lis les magazines, les sites Internet spécialisés et, force est de constater qu’à part les parutions chez les grands éditeurs, c’est comme si rien d’autre au monde ne s’écrivait. Tsss… tsss… Et la presse littéraire passe comme ça à côté de livres étonnants, novateurs, d’auteurs possédés par leurs écrits et au langage certes parfois politiquement incorrect mais qui fait tellement de bien. Des ouvrages dont on ressort autre. Pas des écrits qui racontent pour la énième fois les émois amoureux de telle ou tel auteur(e), pas des pages soporifiques de souvenirs qui n’ont strictement aucun intérêt, pas des pages écrites sans aucun style, sans aucune recherche, sans aucune mise en danger.

La mise en danger, parlons-en. Les journalistes savent-ils encore cela veut dire ou sont-ils tellement à la solde des grands groupes d’éditeurs qu’ils ont oublié les chemins de traverse ?

Est-il encore nécessaire d’encenser une Amélie, un van Cauwelaert, un Eric-Emmanuel Schmitt ? Non. N’y a-t-il pas mieux à faire découvrir au public ? Est-il possible de s’extasier et de consacrer autant d’intérêt à une merde telle que le Da Vinci Code ? Les faits le prouvent.

Je ne sais pas ce que l’on apprend aux journalistes mais ce n’est pas l’intelligence de leurs choix ni leur curiosité qui brillent. Ils ne font qu’entrouvrir des portes déjà ouvertes et, par là même, nous prennent nous, lecteurs, pour des cons.

Je ne serais pas fière d’avoir fait vendre un Diane Meur au détriment de la verve et de la fulgurance d’un André Stas. J’en serais même honteuse. Mais ces journalistes qui se targuent d’être les baromètres du bon goût connaissent-ils au moins l’auteur dont je parle, ont-ils jamais pris la peine d’ouvrir un de ses livres ? J’en doute…

 "Autrefois le ridicule tuait ; aujourd'hui, il tire à deux cent mille exemplaires".

10:44 Écrit par Woman in anger dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

19/05/2008

Etat des lieux

Cela fait maintenant plus de 4 ans que je m’exprime au travers de ces skynetblogs. Ce matin, je faisais un petit tour du côté de mes anciens blogs amis. Il ne subsiste presque plus personne de l’époque des débuts. Soit ils ont tout à fait arrêté, soit ils ont migré auprès d’un autre fournisseur d’accès. 4 ans, c’est peu mais tellement de choses arrivent dans une vie pendant ce lapse de temps. Il y a quatre ans, on était loin des 100.000 blogs, les blogs adultes n’existaient pas tout comme certaines fonctionnalités. Je ne suis pas nostalgique. J’émets juste un constat.

J’explore avec attention la blogosphère. Je découvre beaucoup d’univers mais… quelque chose a changé. Où sont passées toutes ses plumes qui magnifiaient l’existence de leur auteur, qui nous tenaient en haleine, qui nous donnaient l’envie, chaque jour, d’aller lire les nouvelles. Fini les « Sel et sucre », « Hadrien », « Nefolis », « Sweeety », « Aurore », « Swansong », « Scoodi » et autres journeaux de bord tellement passionnants.

Je me prends d’affection pour de nouvelles bulles, certes, et je ne veux pas faire de généralités. Mais je dois pourtant rester honnête, la qualité des contenus a vraiment régressé. Je ne parle pas de l’orthographe, du style mais simplement de ce qui est donné à lire.
Il y a quatre ans déjà, des sociologues nous écrivaient afin de nous poser des questions afin d’apprendre à connaître qui se cachait derrière ces fenêtres, quelles étaient nos motivations, pourquoi éprouvions-nous ce besoin viscéral de nous exprimer sur le web. Je suis certaine que si une telle enquête était menée aujourd’hui, les résultats seraient tout à fait différents.

Merci à « Confidences », « Meli Melo », « Paumé », « Veuve en devenir », Guy, « Patati Patata », « Bridge », au p’tit caillou de tenir bon. Merci à « jldm2 », au « Grand passage » et à « un homme » pour la qualité de vos espaces et pour l’étonnement, les réflexions et les sourires que vous éveillez en moi.

10:32 Écrit par Woman in anger dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |