16/07/2009

Nostalgie

Je ne sais si c’est l’été et la vision des camionnettes des marchands de glace qui fait ça, mais un tas de souvenirs d’enfance remontent à la surface. Une pensée pour cette époque où l’on buvait de la bière de table en mangeant et où le brasseur passait déposer les bouteilles dans des paniers en plastique rigide, une fois par semaine. Le camion arrivait et lors du freinage et du redémarrage, on pouvait entendre les bouteilles vides danser joyeusement. C’était simplement gai. Je me rappelle aussi que deux marchands de glace sillonnaient le quartier. Un, l’après-midi, l’autre, le soir. Je préférais celui qui passait vers 15h et qui était annoncé par un morceau de Mendelssohn. C’était la fête les jours où les parents nous accordaient ce petit bonheur froid. C’était rare mais qu’est-ce que c’était bon ! Je me rappelle que mes oreilles étaient à l’affût de la musique et que dès que je l’entendais, je me dévouais pour aller chercher la commande de la famille. Je demandais toujours si il n’y avait pas des cornets cassés pour Roméo, notre chien épileptique.

Il y avait aussi la laitière qui venait déposer la commande à l’arrière de la maison. Le lait était contenu dans des bouteilles en verre que nous devions lui restituer. Elle nous approvisionnait aussi en œufs et en beurre. Mmh ! Le beurre de ferme, quel délice ! Les tournées se sont arrêtées il y a peu et la margarine à remplacer le précieux lingot d’or fondant dans le frigo de mes parents. A pleurer.

Ensuite, il y avait le jour où nous entendions des haut-parleurs diffuser la même litanie, « Vieux cuivre, vieux zinc, machine à laver », d’une voix blasée. La camionnette du marchand de ferraille ne m’intéressait pas, mais elle faisait partie du paysage.

Aujourd’hui, seuls le boulanger et le poissonnier effectuent encore leurs tournées dans le village de mon enfance.

Pour moi qui vit aujourd'hui entourée de night shops où l’on trouve de tout à toutes les heures du jour ou de la nuit, la notion de rareté et de qualité me manquent cruellement et j’aime retourner à ma mémoire et à mon l’enfance. J'ai eu la chance de connaître ces petits riens qui rythmaient nos vies en douceur.

10:50 Écrit par Woman in anger dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Dans sa litanie, le marchand d'loques (comme on dit ici) qui passe à Pont-à-Celles dit : "Vieilles ferrailles". Ça me fait toujours marrer : il ne veut pas de ferrailles neuves !

Écrit par : Éric | 20/07/2009

:-) A Sambreville itou on l'appelle ainsi et il dit également "Vieilles ferrailles". Pfff, vous avez probablement le même enregistrement que le nôtre. Encore un mythe qui se casse la gueule au pays de bibi !

Écrit par : Frédérique | 21/07/2009

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